Playlist numÉro #2 – Confinement

Comme lundi dernier, je voulais vous faire (re)découvrir ici les petits conseils musicaux de confinement proposés sur instagram la semaine dernière…

Et j’avoue que vous allez avoir deux choix en plus, car la semaine dernière, comme un imbécile, j’ai oublié par deux fois de dévoiler ma story sur instagram…

Lundi dernier très lyrique avec Maria Callas…

Et oui, j’ai regardé un film la veille, produit par Gaumont… Vu que la musique utilisée par Gaumont pour mettre en avant sa production est la sublime flûte introductive du Casta Diva de Vincenzo Bellini de l’opéra Norma, je me suis dit que certains ne se doutaient peut-être pas qu’il s’agissait d’un sommet de l’art lyrique ! J’ai choisi de présenter la version iconique de Maria Callas qui est un classique du genre et un modèle pour de nombreuses interprètes qui se sont embarquées dans son sillage… (Mention spéciale pour la version d’Angela Gheorghiu)

Mardi (bonus) – une de mes madeleines de proust…

Je vous fais partager un de mes souvenirs d’enfance. Nous avions petits, une cassette vidéo qui s’appelait « L’Opéra Imaginaire » qui est une suite de 12 courts métrages musicaux autour d’airs mythiques du répertoire lyrique. J’ai, je crois regardé mille fois cette cassette étant petit et donc je vous mets ici un des petits court-métrage disponible sur YouTube. Il a été réalisé autour de l’air des bohémiennes dans l’opéra de Verdi, La Traviata.

Et voici ici le lien complet du film : https://www.youtube.com/watch?v=UY87cDhW0rA

Ensuite, on a écouté Elina Garanča… et c’était sublime

C’est sans-doute mon artiste lyrique favorite ! Elina Garanča nous enveloppe par sa voix de velours et nous fait voyager dans des sphères célestes absolument fabuleuses. Son engagement vocal est toujours total et elle est en plus très bonne comédienne. J’ai choisi cette semaine de vous faire écouter sa sublime version du très célèbre Ave Maria de Caccini, qui s’approche selon moi de la perfection. Ecoutez-la et dites-moi ce que vous en pensez…

Jeudi, c’était musique de film avec George Delerue

Probablement un des plus beaux Concerto pour violon jamais écrit pour un film, je ne pouvais pas le garder pour moi. C’est la musique du film Diên Biên Phú de Pierre Schoendoerffer, vétéran de cette triste bataille. En effet, c’est cette débâcle de l’armée française au Vietnam qui précipita la fin de la guerre d’Indochine. George Delerue compose ce concerto pour ce film et fut nommé aux césars pour sa composition. C’était le compositeur des thèmes musicaux du film mythique de Jean-Luc Godard « Le Mépris ». Je vous laisse découvrir ce morceau poignant et vous invite à (re)voir ce film impressionnant sur une page de notre histoire un peu oubliée parfois…
(Mon moment préféré de ce concerto est la dernière minute)

VENDREDI (bonus) – Final de la Damnation de faust

Je vous propose un très beau final d’opéra ! Celui de la Damnation de Faust d’Hector Berlioz. C’est la montée au ciel de Marguerite dont l’âme est sauvée des enfers et appelée par les anges pour les rejoindre. Ce sublime chœur de femmes est suivi d’une voix d’enfant qui appelle Marguerite avant la fin de l’air. C’est un très beau moment qui a sauvé ma soirée lorsque j’ai vu la Damnation à Bastille (par Alvis Hermanis en 2015) il y a quelques années. En effet, la mise en scène était si laide que je voulais partir, mais elle fut sauvée par ce sublime final. Le voici donc sans visuel, car ici, la musique est reine.

Samedi, on dansait et on s’embrassait avec Aurélie Dupont et Manuel Legris, anciens danseurs étoiles de l’Opéra de Paris

Le Parc d’Angelin Preljocaj est un chef d’œuvre du répertoire de la compagnie parisienne. Ballet créé en 1992 pour la troupe de l’Opéra de Paris, Angelin Preljocaj allie modernité et héritage classique à la perfection en s’appuyant sur les monuments de la musique de Mozart. je vous présente ici le sublime pas de deux appelé « L’Abandon » interprété par les danseurs mythiques de la compagnie Aurélie Dupont (maintenant directrice de la danse de l’Opéra de Paris) et Manuel Legris (directeur du ballet de la Scala de Milan). Ils dansent sur l’adagio du Concerto pour piano no.23 de Mozart avec au clavier Vladimir Ashkenazy (mon interprétation favorite de cette pièce).

Dimanche Requiem avec Seiji Ozawa et Gabriel Fauré

Après le Requiem de Verdi la semaine dernière, voici la dernière partie du Requiem de Fauré. In Paradisum. Le nom parle de lui-même et c’est tout ce que je peux vous souhaiter ! Sublime invitation à l’espérance, ce thème à l’orgue me fait toujours frémir. Le voici donc, dirigé par le chef Seiji Ozawa à la tête du Boston Symphony Orchestra. Belle version que j’apprécie particulièrement pour son tempo lent. J’espère que cet air vous mènera où son nom l’indique… 😍

Faîtes attention à vous et évitez le nouveau coronavirus, en restant chez vous et en écoutant de la belle musique ! Et n’hésitez pas à suivre @operatime.fr sur INSTAGRAM pour avoir les conseils en live, au jour le jour 🤩

BON CONFINEMENT, BONNE SEMAINE,
ET À LA SEMAINE PROCHAINE !